5 décembre 1979 : premier jour du reste de ma vie
Ecole, Collège et Lycée à Saint-Palais 64
Ma vie solitaire tissée au fil des mots des livres que je lis, avidement …
De mes dessins aussi et poèmes, baumes adoucissant une
adolescence d’écorchée-vive…
En 1997,
-Je passe mon bac scientifique
-Je passe mon permis ainsi que le Concours d’Entrée aux
Beaux-Arts de Pau, à la Villa Formose…
-J’ai une révélation en parcourant l’ouvrage fantastique de
Florence de Mèredieu, « Histoire Matérielle et Immatérielle de l’Art Moderne »… La voie de l’Art s’ouvre à moi, comblant mes deux attentes
plastique et philosophique…
Découverte de Joseph Beuys et de sa façon de voir le monde à
« travers une constellation de quelques parcelles de matière » et de tout son travail sur la matière du feutre dans ses installations.
Dès lors je comprends que l’imaginaire que je me suis créé
petit-à- petit dans mon enfance ainsi que les milles sentiments qui m’étreignaient
dans ma jeunesse forgeront la souche de tout mon travail artistique qui sera
aussi une sorte de catharsis –sans n’être que cela seulement car l’Art et mon
Art à moi se doit d’être au plus proche d’une universalité, en tissant un pont
entre moi et Autrui…
L’art comme moyen de partage d’émotions…
Mon parcours aux Beaux-Arts de 1997-99 à Pau puis Nantes de
99 à 2002 m’apportera un indéniable besoin de positionnement dans ma vie de
tous les jours comme dans ma Vie de femme artiste et située aux côtés de mes
contemporains et non dans le même moule, définitivement avec une vision
particulière, non qu’elle soit meilleure ou moins bien, juste différente et hors
des conventions et des idées reçues…
J’ai appris à réfléchir aux Beaux-Arts à m’interroger, cela
dit je suis une pure autodidacte quant aux médiums que j’utilise, tant l’aquarelle,
que le dessin, la peinture ou la littérature et mes poèmes…
Aux Beaux-Arts de Nantes (3e à 5e
année), il n’y a plus de cours de dessin, on y vit à ce moment-là une époque
quasiment toute-conceptuelle.
Je persiste dans la peinture, je découvre vidéos,
performances et installations que je commence à m’approprier pas-à-pas,
toujours dans les pas de Joseph Beuys, Rebecca Horn, et aussi avec une manière de sentir l'Art
toute poétique et littéraire de l’univers de Patrick Corillon, professeur à l’Ecole
Régionale des Beaux-Arts de Nantes et son personnage d’Oskar Serti…
Je reste fortement influencée par ces maîtres…
Et mène mon « Fluctuat Nec Mergitur » au gré du
ressac de la vie, de ma vie chancelante, donc enrichissante et me construisant
sans cesse au quotidien…






